McDo Bourse représente 190 emplois

« On se fait un McDo » est une expression bien connue. McDonald’s, ce sont aussi des entrepreneurs indépendants et des milliers d’emplois.

Imane Belguenani (Anders) rencontre Lucka Wahba, le franchisé indépendant du plus ancien restaurant en Belgique, situé à la Bourse (1978). Dans le cadre de Brusiness.brussels, Imane Belguenani visite des entreprises et rencontre des entrepreneurs à Bruxelles afin de prendre le pouls économique de la ville.

Lucka Wahba a grandi avec McDonald’s. Entrepreneur indépendant, son père exploitait deux restaurants dans la capitale. Après ses études à Solvay, Lucka a travaillé chez AB InBev en Suède et à Dubaï. Après quelques années, il a répondu à la demande de son père de rejoindre l’aventure McDonald’s. Il s’est porté candidat pour devenir franchisé et gère aujourd’hui, en tant qu’entrepreneur indépendant, trois établissements (Bourse, rue Neuve et Gare du Nord).

Imane Belguenani a récemment posé une question au Parlement concernant l’augmentation fédérale de la TVA sur les repas à emporter et son impact sur l’emploi dans des villes comme Bruxelles. Cette augmentation a entretemps été reportée après des critiques du Conseil d’État. Mais Lucka Wahba confirme la pression fiscale pesant sur le secteur. Il s’agit d’un secteur très sensible aux prix, reposant sur de faibles marges et de grands volumes. « Chaque établissement est une entreprise indépendante autonome qui doit être rentable. Dans un contexte de hausse des coûts salariaux et énergétiques, chaque réforme fiscale pèse lourd ». McDonald’s s’inquiète donc des taxes ciblant le fastfood ou les chaines. Imane Belguenani souligne que cela ne peut pas se faire au détriment de l’emploi. Le restaurant de la Bourse emploie 190 personnes : un tiers sous contrat fixe, le reste via des jobs étudiants et des flexi-jobs.

La directrice RH, Sandrine Delpouve, évoque avec enthousiasme les 190 collaborateurs du restaurant de la Bourse. « 30 nationalités différentes. C’est un défi. Certains ne parlent aucune des deux langues nationales, parfois pas non plus l’anglais, et pourtant nous relevons le défi. Nous travaillons à l’apprentissage de la langue via le travail. McDonald’s nous donne les outils pour y parvenir. Nous avons toutes les informations dans toutes les langues nécessaires pour fonctionner en cuisine et en salle. Nous recherchons activement des collaborateurs lors de foires à l’emploi, via Fedasil, Phare, Mission Locale, … Les personnes avec la bonne attitude peuvent travailler ici. »

Imane Belguenani : « Nous avons abordé tous les thèmes : les taxes, le personnel, le débat sur le fast-food et la santé, le gaspillage alimentaire, le tri des déchets et le recyclage. » Lors de la visite des cuisines, Trung Fonteyn, superviseur du restaurant de la Bourse, explique également ces aspects : « Nous préparons désormais uniquement ce qui est commandé. Il n’y a donc plus de gaspillage alimentaire à la base. Le tri des déchets en cuisine est également optimisé au maximum. Le point sensible reste le tri effectué par les clients. » Outre des poubelles de tri adaptées, une communication claire et la sensibilisation des clients, McDonald’s mise sur des solutions innovantes afin de réduire les emballages et d’augmenter le recyclage des matériaux.

 

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