L’Atelier V.O. et l’art du cartonnage

La députée bruxelloise Imane Belguenani (Anders.), l’échevin Philippe Adriaenssens (Anders. Oudergem) et l’échevine Martine Maelschalck (MR Auderghem) ont découvert l’un des secrets les mieux gardés de Bruxelles.

L’entrepreneuriat se cache parfois dans les endroits les plus inattendus. Y compris au sous-sol d’une maison bel-étage à Auderghem. Qui franchit la porte du garage pénètre dans un autre monde : celui de Frédérique van Ormelingen et de son Atelier V.O.

Une découverte fortuite devenue une vocation

L’histoire commence en juillet 2010, lorsque Frédérique découvre dans le quartier Dansaert une adresse connue depuis des années des photographes et des initiés. Les Etablissements d’Imprimerie et Reliure Automatique y perpétuaient un savoir-faire situé à la croisée de deux disciplines qui lui tenaient profondément à cœur : le cartonnage et la photographie. Un couple d’artisans y travaillait sur d’anciennes machines, selon les méthodes traditionnelles.

Frédérique s’y est immédiatement reconnue. Ingénieure de formation, avec dix ans d’expérience dans le suivi de production, mais toujours animée par le désir de créer de ses propres mains. Le hasard a voulu qu’elle découvre cet atelier au moment même où il risquait de disparaître. Elle a repris le flambeau.

Un atelier bien caché

Frédérique a accueilli Imane, Philippe et Martine pour une petite visite de son atelier. Dès qu’on y entre, on est saisi par l’atmosphère. L’espace, situé un étage en dessous de la maison, respire la sérénité et la passion. Partout, des matériaux : carton, toile, cuir, papiers de toutes sortes et de toutes tailles. De vieilles machines côtoient des outils manuels de précision.

Frédérique a guidé ses visiteurs à travers le processus de production : de la découpe et du pliage du carton jusqu’à la finition minutieuse de boîtes, albums photo, livres d’or, cartes et portfolios. Tout est réalisé à la main.

Ce qui distingue l’Atelier V.O., ce n’est pas seulement la technique : c’est l’intention derrière chaque objet. Frédérique est une femme animée d’une passion communicative pour son métier, convaincue que beauté et fonctionnalité peuvent aller de pair, et qui le prouve chaque jour par son travail.

« Ce qui est trop petit pour les cartonniers industriels est pour nous exactement la bonne taille », dit-elle. Qu’il s’agisse d’une pièce unique ou d’une petite série, l’Atelier V.O. travaille avec le même soin.

Un maillon du tissu économique bruxellois

L’atelier travaille pour quelque 10 % de clients particuliers, la grande majorité de la clientèle étant constituée de clients professionnels. L’Hôtel Amigo et le Bar Margitte à Bruxelles, la présidence belge de l’UE : autant de références qui parlent d’elles-mêmes. Des clients exigeants en matière de qualité et qui savent précisément où la trouver.

L’Atelier V.O. incarne ce dont Bruxelles a profondément besoin mais qu’elle tend parfois à oublier: l’entrepreneuriat a de multiples visages, et l’artisanat est une richesse économique qui mérite d’être reconnue et préservée.

Imane Belguenani, Philippe Adriaenssens et Martine Maelschalck ont quitté l’atelier admiratifs de ce que Frédérique a construit.

Nous espérons de tout cœur que l’Atelier V.O. continuera à recevoir la reconnaissance qu’il mérite. Et que ce magnifique petit coin de Bruxelles pourra encore longtemps perdurer, bien caché sous une maison bel-étage dans la belle commune d’Auderghem.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Please reload

Please Wait